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Les Grands faits bibliques
5.2.7 Les grands faits bibliques de l'univers et leurs interprétations erronées
1. Les païens de Sumer, les Grecs etc et les modernes, croyaient que l'Univers était éternel. Aujourd'hui, les astrophysiciens nous disent que l'Univers est apparu lors d'une grande explosion, il y a 15.109 ans et que la Terre existe depuis 4,5.109 ans.
Il n'y a donc guère de différence entre les deux croyances. Les astrophysiciens relient la datation radioactive et les ages de l'Univers et de la Terre. Ils considèrent cela comme un fait. Alors qu'il n'y a rien de prouvé, car ce n'est qu'une théorie spéculative.
Ce qui est plus incroyable et très fâcheux, est que des Chrétiens adoptent ces croyances, ce sont les théistes évolutionnistes, ou ceux qui veulent adoucir leur position et la rendre ainsi plus soft: les créationnistes progressifs.
Comment ces Chrétiens peuvent-ils persister devant les affirmations suivantes:
… en ce jour (le Jour du Seigneur) les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la Terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée (2 Pie 3: 10).
Mais nous attendons, selon Sa promesse, de nouveau Cieux et une nouvelle Terre où la justice habitera (2 Pie 3: 13).
Et en Apocalypse 21: 1-2, l'Apôtre Jean, nous dit:
Puis je vis un nouveau Ciel et une nouvelle Terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem…
Le Jour du Seigneur est Un jour. La disparition de la vieille Terre ne durera pas 4,5.109 années, pas plus que l'Apôtre Jean attendra 15.109 années pour voir le nouveau Ciel, et la Nouvelle Terre.
2. Le Big-bang [1]
Où sont les faits? Des faits directs, il n'y en a pas! Les adeptes de la cosmogonie[2] (théorie - scientifique ou mythique -, comme dit "Le Petit Robert", expliquant la formation de l'Univers), adoptent les Céphéides comme base de leurs mesures. Celles-ci sont des étoiles variables. Leur luminosité varie en fonction du temps, d'une manière périodique: au bout d'une durée appelée période, l'étoile retrouve sa luminosité initiale et la variation se reproduisent ensuite de façon identique.
En 1924, à l'observatoire du mont Wilson, l'astronome Edwin Hubble, trouva des Céphéides dans la nébuleuse d'Andromède. L'astronome Henrietta Leavitt avait étudié une famille de Céphéides, qui étaient toutes situées dans la même galaxie, le petit nuage de Magellan (dans l'hémisphère Sud). Elle avait trouvé qu'il y a une relation entre la période de ces étoiles variables et leur luminosité apparente. Comme elles sont toutes situées pratiquement à la même distance de nous, le résultat de cette observation, est qu'il existe une relation entre la période d'une Céphéide et sa luminosité intrinsèque, puisque l'on peut mesurer la distance par triangulation.
Or la luminosité intrinsèque d'une étoile peut être déterminée à partir de sa luminosité apparente, si l'on connaît la distance à laquelle elle se trouve. Il suffisait de trouver une Céphéide suffisamment proche de nous, pour pouvoir mesurer sa distance par triangulation et déterminer ainsi sa luminosité intrinsèque, à partir de sa luminosité apparente mesurée, et "étalonner" la relation de Leavitt: la transformer en une relation entre la période et la luminosité intrinsèque.
On disposait ainsi d'un outil qui permettait de mesurer les distances des nouvelles Céphéides, découvertes par la suite. Il suffit de mesurer la période d'une Céphéide, dans une galaxie, pour en déduire sa luminosité intrinsèque, et en comparant celle-ci à la luminosité apparente, on peut donc calculer la distance, par la loi fondamentale de la photométrie.
Hubble évalua ainsi la distance d'Andromède à environ 800 000 années lumière, on l'évalue aujourd'hui à 2 millions d'années lumière[3]. En comparant avec le diamètre de la Voie lactée (100 000 années lumière d'après Shapley), Hubble en déduisit qu'Andromède est bien un univers île (une galaxie) extérieur à la Voie lactée.
Ensuite, Hubble entreprit une étude systématique des galaxies. Mais la lumière est un objet physique très complexe. La lumière blanche, celle du Soleil, à l'aide d'un prisme (Newton), se décompose selon les couleurs de l'arc-en-ciel. L'analyse d'une lumière renseigne sur les milieux qu'elle a traversés, avant d'arriver à l'appareil de mesure qui la reçoit; et aussi sur la source qui l'a émise. La notion de couleur[4] correspond à la notion physique de fréquence de la lumière, et l'ensemble des fréquences constitue le spectre. La lumière blanche donne un spectre continu, car les diverses fréquences se suivent sans intervalle.
Mais si le corps émetteur ne contient que de l'hydrogène, il y a des intervalles de fréquences sans lumière, on dit alors qu'on a un spectre de raies, celles-ci sont bien distinctes. L'hydrogène est très répandu dans l'univers et son spectre de raies est simple.
Dans la lumière des galaxies étudiées, Hubble trouva les raies spectrales caractéristiques de l'hydrogène, ainsi que celles du calcium. Mais les fréquences de ces raies étaient légèrement déplacées par rapport à ce qu'on observe en laboratoire. Dans le spectre de la plupart des galaxies, ces raies sont un peu inférieures aux valeurs de laboratoire: elles sont déplacées vers le rouge (décalage spectral cosmologique vers le rouge); en anglais le redshift, devenu le terme commun.
Hubble en déduisit une première loi empirique: plus la lumière émise par une galaxie est faible (moins sa luminosité apparente est grande) et plus sa lumière est décalée vers le rouge. L'explication la plus simple est l'effet Doppler: la fréquence d'une lumière reçue par un récepteur dépend du mouvement d'éloignement de la source, qui a émit cette lumière, par rapport au récepteur. L'analogue acoustique, se rencontre lorsque le son d'une sirène d'ambulance en marche, est plus aigu quand elle se rapproche de nous, et devient plus grave quand elle s'éloigne.
Pour les galaxies proches, Hubble disposait de l'estimation de leurs distances, en recourant aux Céphéides qu'elles contiennent. Il étudia ainsi leur décalage vers le rouge, et la variation relative de la fréquence, qui est proportionnelle à la distance.
En considérant le décalage vers le rouge, dû à l'effet Doppler, il obtint une forme de loi: les galaxies s'éloignent de nous à une vitesse proportionnelle à leur distance. Hubble en conclu que l'univers se dilate; et le phénomène serait le même partout. Les galaxies s'éloigneraient les unes des autres.
Avec François LURÇAT[5], Spéculons: s'il y a expansion de l'univers, en regardant à l'envers son histoire, nous verrons une contraction. Peut-elle aboutir à un état où l'Univers, à une époque reculée, était minuscule, ou même réduit à un point? Nous apercevons maintenant le Big-bang: une sorte d'explosion, ou plutôt l'expansion très rapide, conduisant d'un Univers ultra dense à l'état actuel. Mais Hubble était trop prudent pour se livrer à de telles spéculations. Pour qu'elles acquièrent quelque autorité, il fallut l'intervention d'une théorie physique récente: la théorie de la gravitation d'Einstein, appelée théorie de la relativité généralisée.
Avec des motivations purement théoriques, Einstein s'aperçut que la gravitation pouvait aussi rendre compte de certains phénomènes très fins, qui n'étaient pas explicables par la théorie newtonienne: la déviation des rayons lumineux émis par une étoile, quand ils passent tout près du bord du disque solaire.
Mais Einstein a aussi considéré (sans justification bien précise semble-t-il) que l'idée d'un Univers en train de se disperser est inacceptable. Il fait donc l'hypothèse que l'Univers doit être statique et homogène: d'une part il n'évolue pas , d'autre part, les étoiles (nous dirions aujourd'hui les galaxies) sont distribuées comme les molécules d'un gaz homogène.
Retenons donc que le modèle du Big-bang[6] est fortement lié à des spéculations mathématiques, à partir de la relativité généralisée. Et qu'il repose sur trois piliers.
Un premier pilier, constitué d'une série d'arguments basés sur le redshift, exprimés en termes d'expansion de l'Univers, fondée sur l'effet Doppler, ou plutôt sur la relativité générale, mais cette argumentation apparaît naïve.
Le deuxième pilier, repose sur la composition chimique de l'Univers (expression peut être un peu ambitieuse selon LURÇAT). En effet l'analyse spectrale permet d'évaluer (avec bien des incertitudes), la composition chimique du Soleil et celle des étoiles de notre galaxie, la Voie lactée; pour les autres c'est encore plus difficile, sans compter que les spectres des éléments plusieurs fois ionisés*, sont bien souvent inconnus. Sans compter la présence de plasmas très denses, dont les spectres sont totalement inconnus.
Si l'on s'en tient à notre galaxie, on peut dresser une table des abondances des éléments chimiques. Très grossièrement, trois quarts d'hydrogène et un quart d'hélium; les autres éléments sont bien moins abondants, certains comme le carbone, l'oxygène et l'azote essentiels pour la vie, et bien d'autres encore.
L'astronome hollandais Wilhelm de Siter (1917) et le mathématicien russe Alexandre Friedmann (1924) avaient découvert d'autres solutions, aux équations de la relativité généralisée; solutions qui pointaient vers un Univers en évolution. Puis l'astronome belge l'Abbé Georges Lemaître (1927), fait la jonction entre ces spéculations mathématiques et les découvertes de Hubble, et propose un modèle d'Univers qui commence avec un "atome primitif", qui mène tout droit au Big-bang.
C'est ainsi qu'après la Seconde Guerre, le physicien George Gamow reprend l'atome primitif, dans le but d'expliquer l'origine des éléments atomiques. Au cours des années 50, la nucléosynthèse de Gamow se trouve en sérieux conflit avec les recherches de Fred Hoyle et ses collaborateurs. Antérieurement Eddington avait fait l'hypothèse de la transformation de l'hydrogène en hélium. Mais ensuite, selon Hoyle, après ces deux éléments, le Big-bang ne peut pas synthétiser les éléments plus lourds que l'hélium.
Le troisième pilier, est le rayonnement radio découvert en 1965 par Penzias et Wilson[7], dans le domaine des ondes centimétriques. Ce rayonnement ne vient pas d'une source particulière, mais de toutes les directions. Ce rayonnement du "fond cosmique" serait en équilibre, ce qui correspondrait à une température d'un peu moins de trois degrés au-dessus du zéro absolu. Ce fut le ravissement, Gamow avait prévu l'existence d'un rayonnement de ce type, dans son modèle mathématique décrivant un certain stade de l'expansion de la boule primitive. Le rayonnement de Penzias et Wilson serait donc un rayonnement cosmologique fossile, témoin d'une époque ancienne, ce qui est considéré comme l'argument le plus fort en faveur du Big-bang et donc de la dilatation de l'espace, et expansion de l'Univers.
a. Objections au Big-bang[8]
La genèse des nucléons (neutrons et protons), se produirait selon les suppositions actuelles, dans une phase antérieure à celle de la nucléosynthèse. Les cosmologistes et les théoriciens des particules ont développé des théories hautement spéculatives, faisant appel à des particules hypothétiques, qui n'ont jamais été observées.
Les théoriciens des particules, en sont donc réduits à faire comme si les spéculations sur les phases très précoces de l'histoire de l'Univers, remplaçaient les expériences, ce qui relève de l'abus de langage et même de l'imposture.
D'autre part, les cosmologistes ont tendance à s'appuyer sur les affirmations des théoriciens des particules, à la suite de leurs spéculations sur la Grande Unification*, ou d'autres processus hautement hypothétiques, en oubliant que dans cette partie de la théorie des particules, il n'y a pas de vérifications expérimentales.
Une partie du problème est que les articles et les livres de vulgarisation, surestiment radicalement le degré de certitude des spéculations en question, en les mettant sur le même plan que des théories solidement avérées. D'autre part, les spécialistes adoptent une attitude particulière à l'égard du Big-bang. Tout se passe comme si ce modèle leur était d'autant plus cher, qu'il est plus incertain. C'est ainsi que l'astronome Gérard de Vaucouleur déclarait en 1988: Le modèle du Big-bang est le dogme. Il doit marcher, il faut le sauver à tout prix… Au fond, je pense que le modèle du Big-bang est maintenant si profondément inscrit dans notre pensée, qu'il est devenu la vérité ultime[9] .
La radioastronomie à la suite des recherches sur le Radar, après la Seconde guerre, se développa et permis la découverte de nombreuses radiosources, qui sont des objets astronomiques, et qui émettent des ondes radio. A partir de 1963, on découvrit des radiosources, dont l'image dans le visible, n'est pas plus grosse que celle d'une étoile: on les appelle des quasars (sources radio quasi stellaires). Leur spectre est continu et ne ressemble à rien de connu, et leur décalage vers le rouge est très important.
En 1966, l'astronome Halton ARP[10] (ancien assistant de Edwin Hubble) venait d'achever un Atlas des galaxies particulières (c'est-à-dire anormales). Un cas fréquent est celui d'une galaxie entourée de part et d'autre par deux quasars, les trois objets étant très exactement alignés; deux des quasars, les plus brillants connus, entourent une galaxie anormale très brillante (NGC 4472), galaxie centrale de l'amas de la Vierge. Ces alignements observés sont nombreux, ils ne sont pas fortuits et l'alignement n'est pas un simple effet de perspective.
L'interprétation la plus naturelle, selon ARP, est que la galaxie a éjecté les deux quasars, dans des directions opposées. On a constaté que dans de nombreux cas, leur décalage vers le rouge est très nettement supérieur à celui de la galaxie qu'ils entourent.
Il y a une autre galaxie NGC 4319, qui a tout près d'elle le quasar Markarian 205 qui présente un pont avec elle; leurs redshift sont très différents, en termes d'effet Doppler, on obtient des vitesses de récession de 1 770 km/s pour la galaxie et 21 000 km/s pour le quasar. Si la loi de Hubble s'applique aux deux, ils doivent être situés à des distances très différentes et ne peuvent donc avoir aucun lien physique.
La publication par ARP en 1971 de la découverte de ce pont entre deux objets, dont les redshift sont si différents, provoqua une forte levée de boucliers.
En 1983 Jack Sulentic pris les quatre meilleures photographies des deux objets, obtenues au télescope de 5 mètres du mont Palomar, et les trois meilleures obtenues au télescope de 4 mètres de l'Observatoire national de Kit Peak. Par des méthodes précises de traitement des images, il obtint une image de synthèse, rendant plus visible les informations contenues dans ces différents clichés. Le pont entre galaxie et quasar apparaît très net, de plus il y a une sorte de filament central, qui conduit au noyau de la galaxie. En outre, on voit un objet émis dans la direction opposée à celle du quasar. Deux points de vue étaient possibles:
1. Il s'agit d'un effet de perspective, le pont entre la galaxie et le quasar est une apparence fortuite.
2. Le décalage vers le rouge de certains quasars est pour une part d'origine non cosmologique, c'est-à-dire dû à d'autres causes que la dilatation de l'espace, impliquée par les solutions des équations de la relativité généralisée des cosmologistes. On parle de décalages anormaux.
Le premier point de vue était celui des tenants du Big-bang, le second celui de ARP et de quelques autres astrophysiciens. Mais les tenants du Big-bang n'étaient pas tellement sûrs de leur thèse, car ils cherchaient à oublier les observations de ARP au télescope.
Une forme extrême de cet effort vers l'oubli, est bien pénible à dire. Au début de 1982, Halton ARP travaillait au télescope de 200 pouces du mont Palomar, il fut informé par une lettre non signée que sa recherche était jugée sans valeur, il ne disposerait plus désormais d'aucun temps d'observation.
Nous devons conclure que les tenants du Big-bang, les plus nombreux, défendent leur point de vue avec une partialité, qui donne un exemple dangereux pour l'ensemble des activités de la recherche scientifique. La majorité n'est jamais une preuve de vérité. On met de côté des données d'observation, quand elles sont incompatibles, avec une hypothèse académiquement respectable; respectabilité académique oblige.
En outre, si un jeune chercheur présente une thèse en opposition avec la théorie officielle, celle-ci sera peut-être acceptée le temps de la soutenance, mais après, toutes les portes seront fermées à cet imprudent. Nous pouvons constater qu'il en est de même pour l'évolutionnisme: évolution de l'espace et évolution de la vie.
Nous avons avec le Big-bang un exemple de l'évolutionnisme, dans les sciences physiques. Les évolutionnistes, ont développé les explications les plus fantastiques de l'évolution de l'Univers: les atomes, le monde stellaire, les molécules complexes, et finalement la vie. Les évidences supportant ces spéculations, sont cependant encore plus illusoires que celles supportant l'évolution biologique, dans le sen où les observations sont encore beaucoup plus indirectes, sinon inexistantes.
Le présent consensus de "l'académiquement correct" suggère que la totalité du cosmos, soudainement évolua du néant, d'abord à partir d'une particule infinitésimale d'espace-temps, qui dans le processus inflationniste du Big-bang à une température incroyable, devint par une expansion universelle l'univers d'aujourd'hui. Les atomes lourds générés dans les supernova, évoluèrent en systèmes planétaires actuellement observés dans l'univers; plus tard, des molécules complexes se formèrent et évoluèrent vers des cellules vivantes sur la Terre. Tout ceci sans la moindre preuve.
Ce scénario en évolution pré-biologique, remarquable par son invraisemblance, fait partie des croyances, à des degrés divers, d'un grand nombre de Dr es science, astronomes, biochimistes, mathématiciens, physiciens et bien d'autres dans les sciences physiques. Ces pseudo évidences sont cependant entièrement du domaine des mathématiques, puisque aucun de ces états évolutifs n'a été observé, et ne pourra jamais être observé, ni reproduit dans un laboratoire.
De même, l'origine des premières formes à partir des éléments chimiques, sans aucune vie, qui sont supposés être apparues par des processus naturels, sont complètement fantaisistes. Ce qui n'empêche pas que ces fantaisies sont enseignées: une soupe primitive océanique, les ayant engendré il y a 4.109 années. Mais ici nous avons les commentaires de Sir Fred Hoyle[11], qui montrent l'impossibilité d'une hypothèse aussi fallacieuse.
b. Que dit la Révélation
Au commencement Dieu créa les Cieux et la Terre (Gen 1: 1). Tel est le seul fait connu. L'Écriture Sainte nous enseigne que le Dieu Trinitaire a créé ex nihilo, tout ce qui existe en dehors de Lui-même, c'est-à-dire notre Univers. Par ex nihilo ou "à partir de rien", nous n'entendons pas désigner une matière déjà existante, mais un état de non-existence. De Gen 1: 1; Héb 11: 3 et Rom 4: 17, nous apprenons qu'avant la Création du monde, rien n'existait sauf Dieu Lui-même.
La Création ne consiste pas en une émanation de l'essence de Dieu, ni en une génération, ni en une mise en mouvement, ni en une modification naturelle, mais en un acte extérieur à Dieu, son infini Pouvoir ayant produit toutes choses ex nihilo. Contre le panthéisme antique - postérieur aux fils de Noé - autant que contre le panthéisme moderne, nous devons affirmer que, la Création est un acte libre, puisque Dieu créa l'Univers non sous l'empire de la nécessité, comme s'Il avait eu besoin du service de créatures, mais librement, c'est-à-dire qu'Il pouvait, soit créer, soit ne pas créer le monde, mais Il l'a fait de la manière qui Lui convenait.
Le paganisme dualiste suppose l'existence éternelle de la matière, avec laquelle un dieu Démiurge n'aurait fait que donner la forme du monde actuel. Dans la suite de la théorie du Big-bang, l'origine de l'Univers remonterait à 15.109 années, mais avant, il y avait l'atome primitif de l'Abbé Lemaître. Alors où est la différence avec la matière éternelle? Il n'y en a pas!
c. Création et eschatologie, la Terre unique[12]
La Terre a été conçue par l'Éternel Dieu, pour être l'habitation éternelle de l'homme. De ce fait, elle est unique parmi toutes les planètes, dans les étoiles de tout le cosmos. C'est là un fait initial qu'il ne faut jamais oublier et qui embarrasse beaucoup les évolutionnistes théistes et tous les chrétiens évolutionnistes.
A présent, la Terre a été ravagée par les effets du péché originel d'Adam et les conséquences du jugement de Dieu. La Terre créée et préparée par le Créateur pour le bien de l'humanité, a été à l'origine très bonne (Genèse 1: 31). Il n'y avait rien de meilleur!
Mais un jour, tous ses éléments seront fondus et purifiés (2 Pierre 3: 10). Dieu renouvellera la Terre et son atmosphère, en exerçant à nouveau Son grand pouvoir de création et de formation. Dès lors, les nouveaux Cieux et la nouvelle Terre seront là pour l'habitation de tous les rachetés, hommes et femmes, pour toujours dans l'éternité (Es 65: 17; 66: 22; 2 Pierre 3: 13; Apoc 21: 1).
Les adjectifs traduits par nouveau dans l'Ancien Testament et dans le Nouveau, dans les versets cités ci-dessus, ont la connotation de renouveau, plutôt que de jeune. Il y a conservation de la Loi qui continue à s'appliquer, même dans la désintégration décrite par l'Apôtre Pierre. C'est par les éléments purifiés que l'Éternel établira de nouveaux Cieux et une nouvelle Terre. Pour en arriver là, Il ne Lui faudra pas 15.109années. Il est incroyable que les théistes évolutionnistes ou progressistes adhèrent à de telles spéculations.
La Terre est uniquement conçue pour l'homme, comme le dit l'Écriture: Les cieux appartiennent à l'Éternel; mais Il a donné la Terre aux enfants des hommes (Ps 115:16). Et aussi: Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve est le Maître du Ciel et de la Terre… Il a fait naître d'un seul homme tous les peuples répartis sur la surface de la Terre, Il a délimité à l'avance leur durée, ainsi que leurs domaines… (Actes 17: 24,26).
Et c'est encore plus fortement démontré, par le fait que le Seigneur Jésus Christ vivra et règnera en pérennité dans la Nouvelle Jérusalem, sur la nouvelle Terre purifiée (Apoc 22: 3-5).
Quel est cet homme qui a reçu un tel accueil?
L'homme ayant été créé non seulement par Dieu, mais aussi à l'image de Dieu, a la vie, avec un but auquel il ne peut échapper et qui est le fondement de son être. Adam fut créé pour servir et glorifier Dieu, et devenir un citoyen actif du Royaume de Dieu.
L'homme a ainsi une nature qui lui a été donnée, en vertu de sa création. Cette nature ne peut être altérée par la Chute. La Chute est un fait moral et non pas métaphysique. L'homme déchu ne peut s'évader des caractéristiques de son être. Il est une créature de Dieu, créé à l'image de Dieu. Sa rébellion morale contre Dieu n'altère pas son être premier, même s'il meurt, sa rébellion pervertit au plus haut point le but qu'il doit atteindre. Par son refus de suivre son Créateur, l'homme substitue son eschatologie à celle de Dieu, pour son malheur!
Dans les dictionnaires, l'eschatologie est définie: Étude des fins dernières de l'homme et du monde. Mais en fait l'eschatologie traite de la mort, de la résurrection, de l'immortalité, de la fin du monde, du jugement final, et de l'état futur. L'eschatologie expose et montre le but premier de l'homme et de l'Histoire, elle est donc inséparable de l'objectif que l'on veut atteindre.
L'eschatologie conduit donc a une action éminemment pratique. Elle donne une réponse aux questions. Pourquoi suis-je là? Quel est la signification et le but de ma vie? Que devons-nous faire et pourquoi? Quelle est la fin de tout ce qui existe?
Or, l'eschatologie de l'homme déchu est humaniste, forgée par lui et centrée sur lui. C'est la recherche de la signification dans un monde sans signification, afin d'établir une ligne de partage entre le chaos et le vide. Ainsi, sans surprises l'eschatologie humaine se termine dans le désespoir.
Sans doctrine biblique de la Création par l'Éternel Dieu, l'homme commence et fini dans le vide. De même sans doctrine de la Providence, l'espoir de la plus brillante eschatologie humaine, opère contre la frustration d'un univers sans signification, tel celui de Marx ou de Darwin.
Parfois, il y a des emprunts aux prémisses bibliques, alors l'eschatologie humaniste paraît fleurir, mais les fleurs se fanent sans fruits. Alors la croyance dans le progrès devient la version sécularisée de la doctrine de la Providence, elle fleurit pour un court temps, sur le capital emprunté. Dans le temps, ce n'est qu'une apparence, car sans la présupposition de la Loi du Dieu de l'Écriture, les racines n'existent pas, et cette foi profane s'évanoui.
L'eschatologie humaniste apparaît régulièrement comme le grand espoir de l'homme déchu, mais le temps écoulé, arrive la défaite et le désespoir. Le socialisme, l'état, l'éducation nationale, la sociologie, la psychothérapie, et beaucoup d'autres inventions humaines ont été les instruments utilisés pour introduire l'idée d'un millénium humaniste.
L'homme réclame un vrai but, de façon à marcher selon la direction ordonnée par Dieu. Augustin, d'après son expérience, voyait bien cette démarche, comme il le dit clairement dans ses Confessions. "Nos cœurs sont sans repos jusqu'à ce qu'ils se reposent en Toi". David l'avait déjà dit au Psaume139.
La Création a un objectif, et cet objectif est établi, fixé et réglé par l'Éternel Dieu. Il est écrit dans l'être de toute la Création. L'Apôtre Paul en Romains 8: 19-23, le dit très clairement. Tout reniement, tout éloignement de ce but eschatologique, de cet objectif éternel, conduit à la mort éternelle. Le péché est le reniement, par l'homme, de l'eschatologie de Dieu, afin de lui substituer l'eschatologie du progrès humain qui a pour fin la mort.
Ainsi la Création est inséparable de l'Eschatologie de Dieu. La création progressive et le théisme évolutionniste, s'égarent dans leurs millions ou milliard d'années, et n'ont aucune part à l'Eschatologie de Dieu. La nouvelle Terre apparaîtra aussi rapidement que la première; et la résurrection des corps, ne prendra pas des centaines de milliers d'années.
5.2.7.3. Le Déluge Universel dans l'Histoire[13]
On doit noter que bon nombre d'Églises, de Séminaires ou Facultés de Théologie, sont contrôlés par les libéraux modernistes et remplies de membres qui ne sont pas sauvés, ils se disent Chrétiens, mais n'ont jamais reçu avec reconnaissance, ni accepté la foi en l'œuvre salvatrice de Christ. Il n'est pas surprenant que ces personnes, qui n'ont qu'une connaissance académique de la Bible, rejettent la doctrine de la Création de l'Éternel Dieu et les actes de l'Éternel, et en particulier le Déluge Universel.
Mais ce n'est pas là un examen complet de la situation. En effet, fâcheusement, l'évolutionnisme a profondément affecté les écoles, et les Églises évangéliques. Les institutions qui jadis étaient pleines de zèle pour l'Écriture, ont accepté des compromis et sont ainsi entré sur la route de l'humanisme évolutionniste, elles sont devenues ultra libérales sans le savoir. Aujourd'hui beaucoup d'évangéliques semblent s'être embarqués sur la même route glissante, sans se rendre compte du danger, et sont même très fâchés contre ceux qui rappellent ces faits évidents.
En ce qui concerne le Déluge, ceux qui acceptent l'évolutionnisme de l'évolution "théiste", ou sa forme cachée dite création progressive, se prononcent pour la théorie d'un Déluge local, ou un déluge tranquille et le système "moderne" des ages géologiques. Cette idée n'a aucun support dans le texte biblique
Ils oublient que l'Éternel Dieu a dit: je ferai pleuvoir sur la Terre 40 jours et 40 nuits (Gen 7: 4) et… les écluses des cieux s'ouvrirent. La pluie tomba sur la Terre pendant quarante jours et quarante nuits (Gen 7: 11-12). Et au verset 24: Les eaux furent grosses sur la Terre pendant 150 jours (Gen 7: 24); la Terre ne fut sèche qu'après 417 jours.
A propos du verset 11, Calvin nous dit:
Moïse nous rappelle la première Création. Car la Terre était naturellement couverte des eaux qui se sont retirées par un singulier bienfait de Dieu, pour laisser aux animaux un espace vide. Ce qu'aussi les philosophes sont contraints de confesser: que c'est contre nature que les eaux se retirent au-dessous, afin q'une portion de la terre apparaisse au-dessus. Or l'Écriture raconte, parmi les miracles de Dieu, qu'Il rembarre la mer de peur qu'elle ne noie la portion de terre qui est donnée pour habitation aux hommes. Moïse a dit aussi au premier chapitre qu'il y a d'autres eaux suspendues là-haut au ciel, qui sont encloses comme dans un tonneau, comme l'enseigne aussi David au Psaume 148: 4…
Or maintenant Moïse dit que quand Dieu voulut détruire le monde par le Déluge, les bornes qu'Il avait mises furent arrachées…(Commentaires sur l'Ancien Testament, Livre premier, Le livre de la Genèse, Labor et Fides, 1961)
Le refus du Déluge universel, est aussi le refus du Jugement. Ce refus est inévitable et nécessaire pour les évolutionnistes, car le Déluge a complètement remodelé la stratigraphie, qui actuellement ne correspond plus, à celle supposée s'être formée durant les milliards d'années de l'évolutionnisme. Cette immense durée étant à leurs yeux nécessaire à la prétendue évolution organique et à l'évolution humaine, ils ne veulent donc pas l'abandonner. Le Déluge implique aussi que nous reconnaissions que le Jugement précède le Salut.
Nous avons là l'exemple d'un phénomène réel, d'un fait réel, concernant l'action de l'Éternel Dieu, qui doit être cru selon la Révélation, pour être ensuite l'objet d'une compréhension limitée à nos moyens d'observation, dans son aspect physique, mais qui est très clair selon le Jugement de Dieu, sur un monde impie.
Selon le motif central de notre Apologétique, croire pour comprendre, qui va de Jésus à S. Paul, de S.Paul à S. Augustin (354-430), d'Augustin à Anselme (1033-1109), de Anselme à Calvin (1509-1564) et de Calvin à van TIL. Nous relevons les versets 19-20 du Chapitre 7 de la Genèse:
Puis les eaux grossirent si prodigieusement sur la Terre que toutes les hautes montagnes qui sont sous tous les cieux furent couvertes. Les eaux s'élevèrent de 15 coudées au-dessus des montagnes qu'elles recouvraient[14] (Gen 7: 19-20)
Si nous ne croyons pas ce que dit l'Écriture, ce qui est à la mesure de la Toute Puissance Souveraine de Dieu Créateur des Cieux (shamahim) et de la Terre, la plus grande partie du reste de la Bible demeurera obscure pour celui qui cherche à tergiverser[15] sur les sens clair et précis de ces deux versets.
Nous devons affirmer, selon l'Écriture, que les bouleversements cataclysmiques ont désarticulé[16] les restes des vivants d'avant le Déluge. Il n'y a que très peu de fossiles antédiluviens, par rapport au nombre de créatures qui vivaient avant le Déluge. Certes il y a des cimetières de fossiles comme le Cumberland Bone Cave dans l'État du Maryland; dans cette caverne on trouve des restes de douzaines d'espèces de mammifères, avec des reptiles et des oiseaux de divers climats ou habitats, ou encore les Burgess Shale Fossil[17]. Les évolutionnistes uniformatoriens ont eu à développer diverses théories spéculatives, pour tenter d'expliquer cette accumulation de fossiles. Tant qu'on ne raisonnera pas selon les conséquences du Déluge, la préhistoire et la paléontologie seront erronés.
La question diluvienne fut surtout débattue en Grande Bretagne, dans le cadre de la théologie naturelle, qui n'a aucun lien avec la Révélation. Cette théologie naturelle cherchait à réconcilier les découvertes des sciences naturelles et le texte de la Bible. Telle est la recherche des théologiens libéraux
Mais il s'agissait là d'un compromis, issus de la foi à l'évolution, qui conduisait ces théologiens à tordre l'Écriture, pour la faire concorder avec leur théorie spéculative. Ne supportant pas le Déluge universel, et le repoussant en faveur d'un petit déluge, ils pensaient trouver les restes des victimes dans les terrains géologiques les plus récents. Et Mgr Frayssinous (1765-1841), Grand Maître de l'Université, affirmait que la science ne manquerait pas d'exhumer, sous peu, des fossiles humains qui viendraient confirmer l'authenticité du récit mosaïque[18], qui à la suite d'un déluge local devraient être en grand nombre.
Or, la Bible enseigne de façon univoque que le Déluge universel, a immergé toute la Terre, jusqu'aux plus hautes montagnes, comme le Mont Ararat à 5157 mètres d'altitude. La seule démarche des Chrétiens Bibliques, est de réinterpréter les données géologiques, en conformité avec la Révélation Biblique, et non pas le contraire.
a. L'historicité et les conséquences de l'oubli du Grand Déluge Universel
La question de la nature et de l'historicité du Déluge est d'une extrême importance pour le Christianisme Biblique. Le fait du Déluge, est comme un axe qui repose sur un pivot, autour duquel tout tourne, avec régularité et de façon constante. Et c'est autour de cet axe que tourne tout le conflit entre le Christianisme fidèle à la seule Bible Parole de l'Éternel Dieu, et l'antiChristianisme et le rejet de la Bible.
Ceux qui posent le principe fallacieux du développement évolutionniste inné, pour expliquer l'Univers et tous ses habitants, proclament qu'il est inutile de faire appel à un Créateur. Or, l'évidence principale pour justifier l'évolution serait l'échelle géologique, sur la spéculation de milliards d'années supposées de l'histoire de la Terre. Les fossiles ensevelis dans les roches sédimentaires, jouant le rôle de repères de temps. Et dans cette structure, il n'y a aucune place pour le Déluge universel.
C'est ainsi qu'apparaît réellement l'appropriation de l'évolution des espèces, par l'uniformitarisme, ou l'actualisme[19], comme principe directeur pour l'interprétation de l'histoire de la Terre. Contre le Déluge universel l'actualisme (explication du passé par les phénomènes présents) est faux, complètement défectueux; et ceux qui soutiennent un déluge local, font ainsi le lit de l'évolutionnisme. Où serait la Gloire de l'Éternel Dieu Créateur Souverain, s'il n'exécutait pas Son Jugement?
Dans l'Histoire, la Terre a beaucoup souffert des effets de la Chute et de la malédiction, qui s'en est suivi: froid, grosses pluies et sécheresse, tremblements de terre et éruptions volcaniques, toutes sortes de soulèvements ont déformé la croûte terrestre.
Mais l'amplitude et l'étendue du grand Déluge dépassait, et de loin, toutes les autres catastrophes assemblées. Dans notre âge de scepticisme scientifique à l'égard de la Révélation, l'énormité de ce grand événement du passé a été oubliée. Le fait que le Déluge témoigne de l'énormité du péché et la réalité de la rétribution divine, troublent tellement la tranquillité des hommes, qu'ils ont toujours essayé de trouver une autre explication, afin d'oublier leur état de rébellion contre l'Éternel.
Ce qui est bien triste, c'est que des Chrétiens conservateurs, qui professent croire à la divine inspiration des Écritures, ont souvent ignoré la signification du Déluge. Ils sont intimidés par les géologues et les paléontologues évolutionnistes qui, depuis plus de cent années, ont envahi tous les niveaux de l'enseignement. La trame de cet enseignement et toute l'histoire de la Terre, sont expliqués en termes de lent développement, sur une immense durée, par l'action des mêmes phénomènes naturels que l'on peut observer aujourd'hui: le vent et le lent écoulement des eaux.
Beaucoup de Chrétiens ont tenté de forger un compromis avec l'évolutionnisme géologique, en réduisant le Déluge à un grand débordement des eaux, provoqué par une grande crue de l'Euphrate, du Tigre et de leurs affluents.
b. Sept arguments majeurs établissant l'universalité du Déluge
Il y a sept arguments majeurs qui établissent l'universalité géographique du Déluge:
1. La Bible dit clairement que les eaux du Déluge recouvraient les plus hautes montagnes, et que l'Arche avec son tirant d'eau flottait au-dessus.
2. La Bible nous informe que cette situation a duré 5 mois, et qu'ensuite 7 mois furent nécessaires pour que les eaux se retirent suffisamment[20] pour que Noé sorte sur la terre ferme, sur le mont Ararat.
3. L'expression" toutes les sources du grand abîme s'ouvrirent"[21] se rapportent à de vastes mouvements géologiques, incompatibles avec le concept d'un déluge local, particulièrement quand il est dit que cela continua pendant 5 mois.
4. La construction de l'Arche avec son énorme capacité volumique, pour résister à une inondation locale est tout à fait inconcevable.
5. Si le Déluge avait été limité en extension, il n'y aurait eu nul besoin d'un vaisseau de haute mer, il aurait suffit à Noé et à sa famille de se réfugier sur les hauteurs, ainsi que les animaux.
6. L'Apôtre Pierre nous parle du Déluge pour rabrouer les sceptiques uniformatoriens, il leur dit, que le monde d'alors périt submergé par l'eau (2 Pie 3: 6-7). Une population dispersée à la surface de la Terre n'aurait pas été détruite par un déluge localisé.
c. Après le Déluge[22]: les faits bibliques et l'archéologie
Ainsi le Grand Déluge fut universel et fut aussi un énorme cataclysme, comme le souligne l'Apôtre Pierre: le monde d'alors périt submergé par l'eau (2 Pie 3:6). Toutes les populations antédiluviennes et leurs civilisations furent détruites, désintégrées,. Aucune ville, ni aucun village ne resta intact.
Si quelques ossements humains, et les outils ou produits manufacturés, avaient été quand même préservés, ils furent certainement enfouis si profondément, et dispersés dans les sédiments en grande agitation, que leur découverte par des fouilles est tout à fait improbable. Certains se posent bien sûr la question pourquoi on ne trouve pas de nombreux fossiles humains.
Il faut se rendre compte que la géographie des continents et des océans (s'il y en avait plusieurs ?) était alors complètement différente de ce qu'elle est aujourd'hui, en conséquences s'il y avait des fossiles humains, ils se trouveraient dans les grandes profondeurs des sédiments, déposés aux fonds des océans. Il y eut plus d'un milliard d'êtres humains ensevelis.
Or, il faut voir, sous quel volume de sédiments ces fossiles humains seraient enfouis: avec une surface de la Terre de l'ordre de 4,6 1014 m2 et une profondeur de sédiments de 1500 mètres, le volume de sédiments est de l'ordre de 1020 mètres cubes. Ce qui fait que chaque individu dans une population de 109 personnes, serait en moyenne enseveli dans 109 m3, soit 103 kilomètres cubes. Un tel volume de terre à déplacer semble exclure toute tentative de trouver de nombreux fossiles humains, même si l'épaisseur des sédiments était divisée par dix[23].
Les recherches archéologiques, partout dans le monde, ne présentent que des cultures d'après le Déluge. Sans exception, elles ne connaissent que des migrations postdiluviennes et leurs installations en un lieu choisi.
La civilisation antédiluvienne organisée, était d'un niveau élevé, telle qu'elle est présentée dans les 11 premiers chapitres de la Bible, avec des cités, de la métallurgie, la joaillerie, les animaux domestiques etc; mais aussi grâce à la très longue vie des hommes en ce temps là, et tout cela péri dans le Déluge.
d. La situation humaine après le Déluge
Au verset 8: 11, nous lisons: La colombe revint à lui sur le soir, elle tenait dans son bec une feuille d'olivier toute fraîche. Noé comprit ainsi que les eaux avaient baissé sur la Terre.
La colombe avait trouvé un olivier vivant, malgré le cataclysme passé. Et Noé comprit que la terre, dans la vallée, autour de l'Arche était sèche. Alors Dieu lui dit de sortir de l'Arche, c'était Lui qui avait fermé la porte (7: 16). Nous voyons que l'Éternel n'a pas abandonné Noé. Noé qu'Il a préservé avec sa famille.
Remarque: que nous indique l'olivier ?
Cet épisode du retour de la colombe avec une feuille d'olivier, a été souvent un argument utilisé pour justifier l'hypothèse "d'un petit déluge bien tranquille", dont les mouvements n'auraient pas dérangé les arbres. Mais la Révélation biblique des chapitres 7 et 8 de la Genèse, conduit tout droit au Déluge Universel.
Il s'agit d'une feuille d'olivier bien fraîche (selon l'Hébreu taraph), ce n'était pas une vieille feuille flottant à la surface des eaux. L'olivier a des feuilles vertes toute l'année. L'olivier est originaire d'Arménie, mais il n'y en a pas sur les hauteurs du Mont Ararat. Le retour de la colombe indiqua à Noé que les eaux étaient au-dessous du niveau où les oliviers poussent d'habitude.
Charles Lyell soutenait la théorie du déluge tranquille, et que la feuille d'olivier semblait être une claire indication que la végétation n'avait pas été détruite. Harcourt L. Vernon[24] rappela en 1838 que la Bible ne dit pas que la colombe apporta une branche d'olivier, mais simplement une feuille. Pour Harcourt, il y avait là, une claire indication que Lyell n'avait pas examiné le récit de la Bible, avec autant de soins que les strates de la Terre.
L'importance de cette distinction peut se voir dans le fait que, même si les oliviers, en Arménie, avaient été déracinés et recouverts de boue, il y avait eu suffisamment de temps pour que les branches d'olivier cassées aient repoussées. Les horticulteurs savent bien que l'olivier repousse rapidement par marcottage, et encore mieux lorsqu'il y a des racines. Le retour de la colombe est en parfaite harmonie avec la nature de l'olivier. Ce qui n'exclu pas un soin particulier de l'Éternel Créateur, dans son terrible Jugement: L'Éternel dit: J'exterminerai de la surface de la Terre l'homme que j'ai créé, et avec l'homme le bétail, les reptiles et les oiseaux du ciel….
Noé sorti de l'Arche avec toute sa famille et tous les animaux. Noé bâtit un autel à l'Éternel et il offrit des holocaustes à l'Éternel, avec toutes les bêtes et les oiseaux purs. L'Éternel reçoit ces sacrifices et fait la promesse:
Je ne maudirai plus le sol à cause de l'homme, parce que le cœur de l'homme est disposé au mal dès sa jeunesse; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant comme je l'ai fait (8: 21).
… Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit : Soyez fécond, multipliez-vous et remplissaient la Terre… j'établis mon alliance avec vous et avec votre descendance après vous, avec les êtres vivants qui sont avec vous…(9: 1, 9-10)
Certes, il n'y avait ni plantes ni arbres dans l'Arche. Mais l'Éternel a préservé assez de semences et de plantes pour que la végétation reparte sur la Terre. Nous voyons comment Dieu s'occupa de Noé et des siens et les bénit: ils devaient remplir la Terre. Ce qui veut dire qu'Il avait réservé un coin de terre, où ils pourraient commencer à s'établit à nouveau. Le Jugement de Dieu sur toute la Terre, est suivi de Sa miséricorde envers ceux qu'Il avait préservés.
Noé est comme un nouvel Adam, l'Histoire de l'homme commence à nouveau avec lui et sa famille[25]. Dieu établit à nouveau Son Alliance et commande "croissez et multipliez". L'Alliance est à la fois Loi et Grâce. Et tous doivent se mettre au travail. Il n'y avait que Huit personnes dans l'Arche (1 Pie 3: 20).
e. L'unité de l'humanité: une seule langue
Seuls restaient les matériels stockés dans l'Arche, et seules les connaissances techniques de Noé et de ces fils, qui avaient participé à l'entreprise de constructions navales, nécessaire à la construction de l'Arche, leur permettaient de continuer.
Du point de vue de l'Histoire, les nations issues des fils de Noé, coupent court à la préhistoire, inventée par ceux qui nient la réalité historique du Déluge universel. C'est là la réalité véritable à souligner; les Chrétiens devraient l'utiliser, pour remettre à l'endroit l'enseignement de l'histoire ancienne, basée sur le fait de la Révélation biblique, Parole de Dieu. Seuls les vrais Créationnistes le font. Les dits "créationnistes progressifs", qui cachent leur évolutionnisme, ne le font en aucune manière, ils ne peuvent le faire.
Avec leur longue vie (Noé vécut après le Déluge 350 ans, Sem engendra Arpaxad 2 ans après le Déluge, et vécu encore 500 ans, Arpaxad vécu 438 ans et son fils Sélac vécu 433 ans, et Héber le fils de Sélac vécu 464 ans …); les fils de Noé avaient mémorisé dans leur tête, de nombreuses connaissances de tous ordres; ils les ont ensuite communiquées à leurs fils, ce qui leur a permis de fonder une nouvelle civilisation, après le Déluge, que l'on reconnaît en Mésopotamie, au pays de Shinéar.
Or, toute la partie de la Terre peuplée, parlait un même langage avec les mêmes mots (Gen 11: 1). Telle était la situation au pays Shinéar. Toute l'humanité d'alors parlait la même langue. Les hommes, contre l'ordre de l'Éternel, multipliez-vous et remplissez la Terre (Gen 9: 1) restaient groupés entre eux. En réalité le péché d'orgueil, régnait déjà à nouveau, parmi eux, ils ne voulaient pas de la Cité de Dieu ; ils voulaient la Cité des hommes, qui devient la Cité de Satan. Shinéar est devenu plus tard la Mésopotamie, un territoire très fertile. Ils avaient des plantations, en abondance, de l'argile pour faire des briques, et du bitume comme ciment.
Ils se dirent l'un à l'autre: Allons! Faisons des briques et cuisons les au feu. La brique leur servit de pierre et le bitume leur servi de mortier.
Ils dirent encore: Allons! Bâtissons-nous une ville et une tour, dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas disséminés à la surface de toute la Terre (Gen 11: 3-4).
Nous voyons dans ce récit historique, combien sont grands l'orgueil et la rébellion des hommes contre Dieu. La grandeur et l'énormité du mal n'apparaissent pas au premier abord, mais la peine qui a suivi témoigne combien cette entreprise a déplu à Dieu. Leur ambition enragée est un orgueilleux mépris de Dieu, ils veulent avoir sur la Terre un nom immortel.
f. La postérité de Sem
La postérité de Sem est présentée de façon particulière et non sans cause, comme si c'était la race élue de Dieu, Moïse a voulu la séparer des autres par quelque marque spéciale: Sem est le père de tous les enfants d'Héber. Selon le récit biblique révélé, nous voyons que la bénédiction de Sem n'est pas parvenue à tous ses petits enfants, mais qu'elle est demeurée en une seule famille.
Les descendants d'Héber ont aussi délaissé le vrai service de Dieu, de telle sorte que l'Éternel eût pu les déshériter, à bon droit. Toutefois la bénédiction ne fut pas entièrement éteinte, mais comme ensevelie jusqu'à ce qu'Abraham fut appelé.
Dans son commentaire de Gen 11: 10, Calvin montre que Moïse:
"conjoint l'espace des années par les générations des hommes, afin que nous sachions combien le monde a déjà duré. Car si nous n'avions cette brève description, les hommes ne sauraient pas aujourd'hui combien il y a eu de temps, depuis le Déluge, jusqu'au jour où Dieu fit Alliance avec Abraham. Or il faut noter que Dieu nombre les années du monde par la lignée de Sem.
g. Les générations et la chronologie
La postérité de Sem est difficile à comprendre. En effet, si l'on établit un graphique sur une période de 500 ans, on s'aperçoit qu'Abraham est mort avant Héber, et Noé mourut lorsque Abraham avait 60 ans, ce qui faisait dire à Luther que Noé avait enseigné Abraham.
Les généalogies du Chapitre 5 ne présentent pas la difficulté, de ce chapitre 11, qui nous donnent la postérité de Noé par Sem.
Toutes deux donnent le nom et l'age auquel ils engendrèrent leurs fils, et leur age à leur mort. C'est ainsi que Usher arrive à la date de 4004 B.C. pour le temps de la Création du monde, à 2349 pour la date du Déluge et 2247 pour la Tour de Babel[26].
Paul Zimmerman, (Ph.D, Président du Concordia Lutheran Junior College à Ann Arbor, Michigan), propose une autre méthode, non en commençant avec les tables généalogiques de Genèse 5 et 11, mais à partir du Nouveau Testament et en remontant en arrière..
C'est ainsi que nous voyons comment les écrivains inspirés traitent les généalogies. Les premiers versets à noter sont Hébreux 7: 9-10:
Enfin Lévi, qui reçoit la dîme, l'a pour ainsi dire payée par Abraham; car il était encore dans les reins de son père, quand Melchisédek alla à sa rencontre.
Nous pouvons être perplexes, Lévi n'était pas le fils d'Abraham, mais son arrière petit-fils. Abraham avait 100 ans lors de la naissance d'Isaac, et Isaac avait 40 ans à la naissance de Jacob et Jacob avait aussi 40 ans à la naissance de Lévi. Abraham vécu 175 ans, il est évident qu'Abraham était mort quand Lévi arriva au monde. Et l'Épître aux Hébreux, nous dit que Lévi était dans les reins d'Abraham son père quand Melchisédek le rencontra.
L'auteur de l'Épître aux Hébreux, n'avait pas un trou de mémoire, ni un manque de conduite du Saint Esprit, il savait très bien ce qu'il faisait. Dans la pensée Hébraïque, formée par la Révélation divine, chaque ancêtre était considéré comme le père de tous ses descendants, quel que soit le nombre des fils intermédiaires omis.
Cela est évident, en Matthieu 1: 1 : Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham. Et les versets suivants de 2 à 16, nous montrent que des générations sont omises, de façon intentionnelle et en connaissance de cause, sans l'ombre de la moindre suspicion.
-. Les versets 2à 6, nous donnent une liste des générations d'Abraham à David,
-. Les versets 6 à 11 nous donnent les générations de David à la captivité de Babylone,
-. Les versets 12à 17 nous donnent les générations entre la captivité de Babylone et la naissance de Jésus,
-. Au verset 17, Matthieu nous dit, que de Abraham à David, Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.
Matthieu présente une généalogie exacte. Mais si nous comparons avec l'Ancien Testament, nous voyons que Matthieu omet des générations en deux points. Au verset 8, l'évangéliste nous dit que Joram engendra Ozias, mais il omet trois générations, Ahazia, Joas, Amatsia (2 Rois 8: 25;11: 2; 14: 1).
Un autre cas intéressant se trouve en 1 Chron 23: 15-16 et 1 Chron 26: 24, où se trouvent les généalogies de Moïse, Gershom et Shebuel. Shebuel était un officier de David roi d'Israël. Or le temps écoulé entre Moïse et David est de plus de 400 ans. La durée de vie a été très réduite après Abraham, cela nous laisse à penser qu'il y eut plus de trois générations pendant ces 400 ans, donc plusieurs générations n'ont pas été citées. Nous trouvons ainsi plusieurs omissions de générations dans l'Ancien Testament.
Il y a aussi le cas très caractéristique de Jérija, officier de David (1 Chron 26: 31), fils de Hebron (1Chron 23: 19), qui était lui-même fils de Kéhath (1 Chron 23: 12), et Kéhath était le fils de Lévi (1 Chron 23: 6). Cela nous ramène, non seulement aux jours de Moïse et de l'Exode, soit 480 ans en arrière, mais aussi à Lévi, fils Jacob, soit encore 430 ans en arrière, au total une période de 910 ans. Quatre générations nous sont citées, il est évident qu'avec une durée de vie maximum de 120 ans, plusieurs générations sont omises.
On trouve aussi des omissions en Esdras 7: 1-5 et 1 Chron 6: 3-14, au nombre d'au moins six. Ceci nous amène à dire au sujet de Genèse 11, en particulier, que Moïse a sans doute procédé de même. Si c'est le cas la durée entre le Déluge et la Tour de Babel, est supérieure à 102 ans, période entre le Déluge et la naissance de Péleg, ou 290 ans à
la naissance d'Abram. Ainsi, Sem ne serait pas mort après Abraham.
Il y a donc des indications dans l'Écriture, que dans ces généalogies, des générations particulières ont été omises. Dans la généalogie de Jésus, en Luc3: 36, où Caïnan est dit fils d'Arphaxad et père de Sala, or Sala en Genèse11: 12, n'apparaît pas comme le petit-fils d'Arphaxad, mais comme son fils, ce qui fait au moins une génération omise en Gen 11, mais aussi plusieurs générations ont été omises dans cette généalogie.
D'autre part, le développement de l'idolâtrie et de la méchanceté a dû prendre plusieurs siècles, surtout en la présence de Sem, jusqu'à l'idée de construire la Tour; et Sem n'a pu subir le temps de la confusion des langues. En plus de ces arguments sur les générations abrégées, il faut aussi noter que dans Luc, il y a 10 générations d'Adam à Noé, et 10 générations de Sem, fils de Noé, jusqu'à Abraham. Les générations sont réduites à ce nombre pair. L'évidence pointe dans la direction de l'omission de générations, conformément à l'Écriture.
Ainsi le but des généalogies en Genèse 11, Luc 3 et Matthieu 1, ne serait pas donné pour établir une chronologie, le but ultime est Christ: tout ce qui a été l'a été pour nous instruire, afin que, par la patience et la consolation qui viennent des Écritures, nous possédions l'espérance. Nous sommes ainsi conduits à notre motif apologétique Croire pour comprendre, encore que, comme nous l'avons dit en 6.3.6, "il y a ce qui n'est pas révélé dans l'Écriture et qui ne peut être trouvé."
Les généalogies sont là pour rendre le croyant capable de connaître le Christ Jésus, fils d'Abraham et fils de David, afin de l'accepter comme Seigneur et Sauveur (2 Tim 3: 15).
Cependant la question de savoir combien d'années se sont écoulées ente la création et le Déluge et entre le Déluge et la Tour de Babel et entre la Tour de Babel et Abraham, reste posée. D'un côté cette question ne peut être éludée, d'un autre côté on ne peut y répondre de façon certaine. Ce qu'on doit remarquer, est que les généalogies de Adam au Déluge ne montrent aucune omission possible, cet intervalle de 1656 ans ne peut être réfuté, d'autant plus que le Déluge universel a tout effacé de la civilisation antédiluvienne.
Ce qui est sûr, c'est que l'on ne peut ajouter des milliers d'années, dans l'intervalle du Déluge à Abraham. Les "évangéliques" qui acceptent l'actualisme et la datation évolutionniste, pour être en conformité avec les spéculations des paléoanthropologistes s'égarent sans aucun doute. Ils devraient réaliser les implications de telles spéculations.
Il est donc bien temps, que ceux qui reçoivent le témoignage de la Parole infaillible de l'Éternel Dieu avec sérieux, commencent à considérer combien ces spéculations sont préjudiciables à la doctrine de la Création, de la création d'Adam, de la Chute. Et du statut de l'homme après la Chute, spirituellement mort, ayant perdu son libre arbitre et devenu incapable de se tourner vers son Créateur. C'est "l'antiquité" de la race humaine qui est l'objet de nombreuses spéculations, en opposition flagrante avec l'inerrance et l'infaillibilité de l'Écriture
5.2.7.4 La tour de Babel
La Tour de Babel (Chapitre 11), est un événement d'égale importance au Déluge. Le Déluge fut universel dans ces effets, il en fut de même de la confusion des langues. Satan était certainement derrière l'agissement des hommes; c'est la situation décrite en Romains 1: 18-32, ils n'adorent plus Dieu mais Sa création
Comme le remarque H. Morris[27], ils parlaient la même langue, qui était celle d'avant le Déluge; il est probable que c'était une langue sans doute l'Hébreu, puisque les noms propres n'ont une signification qu'en Hébreu, et les langues apparentées, et surtout parce que l'Hébreu est la langue de l'Ancienne Alliance.
De plus, il est tout à fait improbable que Sem ait participé à la rébellion, il est donc probable que sa propre langue, l'Hébreu, n'a pas été affectée par la confusion des langues. Ainsi sa famille a continué à parler la langue qu'ils avaient toujours parlé
Ce qui suggère que Dieu voulait que l'après Déluge se fasse de manière ordonnée. Du Mont Ararat, il se dirigèrent vers le Levant jusqu'à la plaine de Shinear et ils parlaient une seule langue, une seule lèvre comme dit le texte Hébreu.
Ils avaient l'unité de la langue, mais cela ne leur suffisait pas; en réalité ils cherchent une autre unité contre Dieu.
Ils fabriquent des briques et trouvent du bitume, dans cette région pétrolifère. Remarquons que l'affirmation courante, qui dit que les produits bitumineux et pétroliers sont d'origine organique, n'a là aucun fondement: peu de temps après le Déluge on trouve du bitume. En aucune manière sa formation peut venir de la transformation d'une quantité énorme d'animaux ensevelis, comme on nous le répète.
Leur idée de construction est double: une cité et une tour. Cette tour devait monter jusqu'au ciel. Ce qui montre leur orgueil et le peu de cas qu'ils se font de leur Créateur. Ils veulent ainsi manifester leur puissance, qu'ils voudraient égale à celle de Dieu. Ayant pris la décision d'établir une communauté permanente et d'ériger de fortes constructions, ils vont encore plus loin. La grande Tour dominera la cité. Leur projet est grandiose, ils sont très excités à cette idée, et ils se glorifient, comme les hommes de notre temps, avec les projets de conquête de l'espace
Avec leur exploit de construction, ils veulent se faire un Nom (Ha-shem). C'est par leur nom propre qu'ils veulent se définir, et non par l'image de Dieu. La même volonté se montre aujourd'hui, dans touts les milieux qui cherchent le pouvoir: pouvoir scientifique, financier ou de gouvernement, contre Dieu.
Nous avons là l'idée de "création" propre à l'homme, qui s'est propagée jusqu'à nous et dont le sommet est le clonage humain.
Ils veulent aussi se faire un nom, afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la Terre (Gen 11: 4)
a. Remplissez la Terre
La dispersion est considérée comme un grand mal, mais en même temps, rien ne divise plus les hommes que le péché. Ils craignaient d'être dispersés, mais cette crainte venait de leur propre cœur. Et en eux-mêmes ils sentaient leur manque d'unité.
b. Ainsi l'Éternel les dispersa de là sur toute la Terre (11: 8)
Selon Keil et Delitzsch, l'estimation de la population serait d'au moins 30 000 personnes, mais il pouvait y en avoir deux ou trois fois plus. Le processus de développement ne requiert pas une longue durée, comme les évolutionnistes l'imaginent.
Dans ces dernières décennies, l'archéologie a confirmé que la civilisation est apparue, de façon plus ou moins contemporaine, partout dans le monde, il y a quelques milliers d'années[28]. Lorsque les familles (tribus) migrèrent vers des régions inexplorées, elles purent s'arrêter près d'une source ou d'une rivière et établir un hameau, qui devint un village.
Certains connaissaient l'agriculture et l'élevage, d'autres la céramique, la métallurgie etc.; la mise en œuvre pouvait durer plusieurs années. Il fallut un certain temps pour découvrir des minerais, ou de l'argile, pour faire des briques, ou de la poterie. Le matériau pour faire des outils provisoires de transition, était la pierre[29]. En attendant la tribu survivait par la chasse, ou la pêche et en récoltant des fruits. Des abris temporaires étaient construits avec des pierres sèches et des branches, taillées ou non. D'autres s'installaient dans des cavernes propices, ou tout simplement faisaient de longues étapes dans un abri sous roche.
Les restes de ces premières occupations de sites, plus ou moins aménagés, sont considérés par les évolutionnistes comme "age de la pierre taillée ou polie" selon les circonstances. Alors que réellement on est en présence d'une situation temporaire. Sitôt, et rapidement, lorsque les matériaux furent transformés en céramiques et que le métal fut fondu, l'age de la pierre fut remplacé par l'age du fer, ou l'age du bronze.
Contrairement à la classification courante, l'age du fer a pu précéder l'age du bronze, pour la simple raison que le fer au feu de bois (aujourd'hui le fer de Suède) est plus facile à couler que le bronze, alliage de cuivre et d'étain. De plus l'oxydation du fer est beaucoup plus rapide que celle du bronze, ce qui fait que le fer disparaît rapidement le premier et ne laisse pas de traces.
Si le site occupé était particulièrement désirable, celui-ci pouvait être envahi par une tribu plus forte, ou plus nombreuse, qui chassait les premiers habitants. La tribu victorieuse pouvait avoir une autre culture, très différente, qui succédait au premier site; ce qui n'était pas un signe d'évolution de l'intelligence.
Chaque famille, ou tribu, qui partit de Babel, non seulement développait sa culture propre, distincte des autres, mais aussi avec le temps, à cause des mariages consanguins, des caractéristiques physiques et biologiques bien distinctes des ancêtres.
Comme ces tribus ne pouvaient communiquer qu'avec les membres de leur propre famille, il n'y avait pas de possibilités de mariage hors de la tribu. Les familles étaient composées de parents très proches, pendant de nombreuses générations. On sait que les variations génétiques dans une population isolée, ce concentrent sur des caractères particuliers dominants.
Les gènes dominants, trouvaient une expression commune, dans les caractéristiques de cette population isolée. Ainsi en quelques générations les caractéristiques de couleur de peau, de taille, de cheveux, d'expression du visage etc, constituaient le faciès de la tribu qui différait beaucoup de leurs premiers ancêtres, Sem, Cham ou Japhet.
Notons qu'avant le Déluge, la vapeur d'eau, ou "les eaux d'en haut" absorbaient les radiations, ainsi, il y avait très peu de mutations, les mariages consanguins ne donnaient pas de postérité avec des changements physiologiques, ou des malformations. Mais après quelques siècles, après le Déluge, l'accumulation des mutations devint un danger pour les mariages congénitaux, entre cousins germains etc.
Il est vrai que tous les événements qui ont suivi la dispersion de Babel, ne sont pas décrits dans la Bible; mais il semble normal et nécessaire de chercher à comprendre, sans hypothèses extravagantes, ce qui s'est passé, compte tenu des faits observés, d'après les recherches archéologiques, et leur compréhension selon la trame imposée par la Bible.
Il ne faut pas oublier les nouvelles langues imposées par le Créateur, et les migrations rapides sur toute la surface de la Terre, qui s'ensuivirent. Migrations de tribus distinctes, caractérisées par leurs propres faciès: leurs cheveux, leur taille, comme nous l'avons déjà dit. De ces tribus, se formèrent les nations décrites au Chapitre 10, d'après leurs ancêtres Sem, Cham et Japhet, selon les divers langages imposés par le Créateur.
Cependant, l'humanité garda l'unité de sa création originale, à l'image de Dieu., quoique les hommes fussent divisés selon leurs langues, dans leurs pays respectifs, d'après leurs nations (Gen 10: 31).
La nature du miracle par lequel l'Éternel Dieu confondit les langues n'est pas connue et ne peut être connu. Mais ce fait fut un vrai miracle, propre au seul Éternel Dieu Créateur de tout ce qui existe.
c. Croissance et compétition[30]
Il y eut des combats entre tribus et ensuite des vagues successives de ceux qui avaient été battus, vers des régions de plus en plus distantes. Les survivants étaient obligés d'aller de plus en plus loin, dans des régions inexplorées. Il est évident que pour subsister, ils devaient utiliser les ressources qu'ils trouvaient, tout en étant chasseurs et cueilleurs[31]. Leurs outils étaient à nouveau des outils de pierre. Ils cherchaient toujours à se sédentariser, et petit à petit, ils retrouvaient la fabrication d'outils métalliques et développaient leur propre culture.
Il n'est donc pas surprenant que les études des anthropologues concernant les hommes "primitifs" appelés, hommes de Neandertal, de Cro-Magnon et homo erectus ou sapiens sapiens, ce sont d'abord concentrées en Europe de l'Ouest, ou en Asie. Mais ces hommes primitifs, ne sont primitifs que dans l'esprit des évolutionnistes. En réalité, ce sont des petits-fils de NOÉ. Toute cette nomenclature des divers homo ne correspond à aucune réalité. Tout est post-diluvien!
Mais cela correspond aux hommes et aux habitations des premiers siècles, après la dispersion de Babel, aux tribus qui avaient survécu, du mieux qu'elles pouvaient, dans les cavernes rencontrées sur leur chemin, dans les montagnes ou la jungle.
Dans certains cas, à cause de mariages consanguins et une alimentation déficiente, ce mode de vie entraîna le rachitisme, et des déformations du faciès apparurent comme chez les "hommes dits de Neanderthal". Ces dégénérescences se manifestaient dans les déformations de l'apparence physique et finalement l'extinction de ces tribus se produisit. Il ne s'agit pas
d'un chaînon dans la soi-disant évolution de l'homme[32], inventée par des esprits biaisés par leur philosophie évolutionniste.
Ces événements ont dû arriver durant la Période Glacière qui a suivi le Déluge[33]. En même temps que les hommes de Neandertal vivant près de la limite des glaces en Europe du Nord, des tribus Sibériennes en Asie, cherchaient à survivre, et de grandes civilisations se développaient en Égypte, au pays de Sumer et ailleurs, dans les basses altitudes des climats tempérés.
De là on peut penser, sans risques de se tromper, que les vraies données de l'Archéologie et de l'Anthropologie sont en harmonie avec la séquence d'événements relatés ci-dessus. En Sibérie par exemple, les tribus qui se déplaçaient, ont laissé des traces de leur séjour et de leur culture, sous forme de dessins ou de peintures sur les roches, dans les cavernes en particulier[34]. La découverte de ces peintures, trouvées dans des sites aux bords des rivières, dans tout le continent du Nord de la Scandinavie, et jusque dans le bassin du fleuve Amour à l'extrême Est de la Sibérie[35], confirment ce point de vue. Les restes de ces sites correspondent aux ages de la pierre, du fer, du bronze, etc. Ces restes montrent également le changement de l'environnement, lorsque l'age glacière disparut progressivement.
On trouve les mêmes phénomènes en Afrique. En Égypte, la période des dynasties fut précédée par une rapide croissance de la technologie, inventée par les tribus issues de Mitsraïm, après leur installation dans la vallée du Nil.
On sait maintenant que c'était une erreur de supposer que les premiers occupants de l'Égypte étaient misérables; au contraire, ils disposaient d'une technologie lithique aussi complexe que celles connues dans les autres régions (Sumer)[36].
5.2.7.5 Adam
a. Que dit l'Écriture[37]?
L'Écriture nous donne un double compte-rendu de la création de l'Homme, premièrement en Genèse 1: 26-27, dans le compte-rendu général de toute la Création, deuxièmement en Genèse 2: 7, 21-23, dans un compte-rendu particulier, qui précise de façon admirable, la Création d'Adam et Ève.
La Haute Critique germanique avance l'opinion, que le rédacteur du livre de la Genèse a utilisé deux sources, la première en Gen 1: 1 et 2: 3, la seconde en Gen 2: 4-25; leur opinion est que ces deux sources sont indépendantes et contradictoires. Ces opinions, considérées comme académiquement correctes, sont passé dans le domaine commun, et même beaucoup d'évangéliques, aujourd'hui, parlent de deux récits[38]. Il y a là une erreur majeure, des "chrétiens", qui ne peuvent pas, ou ne savent pas comment résister à la désinformation envahissante, particulièrement propre à notre temps.
En réalité, les premiers mots d'introduction (toledot) de la narration en Gen 2: 4, Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés, sont comme nous l'avons dit au § 3.9.2, 2, le titre d'une section. A la lumière répétitive des mots: Voici les origines, cités 11 fois, nous voyons qu'il y a là quelque chose de très différent[39]. Ces titres, de façon invariable, pointe non vers l'origine ou le commencement de ceux qui sont nommés, mais vers l'histoire de leur famille.
Premièrement nous avons le compte-rendu de la Création de toutes choses dans l'ordre d'apparition, tandis que le second compte-rendu groupe les événements en relation avec l'homme, sans que cela implique quoi que ce soit, dans la chronologie de l'apparition de l'Homme, dans l'œuvre de Création. Création d'Adam par l'Éternel Dieu. Ce qui indique clairement, que tout ce qui précède sert à préparer une habitation, adaptée à l'homme, le roi de la Création.
Ce préambule nous montre comment l'homme se situe, dans la Création de Dieu; il est environné par le monde des plantes et des animaux. Nous avons là le commencement de son histoire. Il y a des particularités fondamentales dans la création de l'homme, cette nouvelle Création, est totalement différente de l'arrivée des autres êtres vivants.
b. Le Conseil divin solennel
La création de l'homme est donc précédée par un Conseil solennel. Conseil qui ne peut-être que le Conseil du Père, du Fils et du Saint-Esprit[40]. Ce Conseil montre que la dignité singulière de l'Homme est considérée avec un soin unique, de la Part de la Sainte Trinité. L'Écriture nous donne la décision de ce Conseil: Genèse 1:26-28:
Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, pour qu'il domine sur…
Dieu créa l'homme à son image:
Il le créa à l'image de Dieu,
Homme et femme Il les créa.
Dieu les bénit et Dieu leur dit: soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la Terre et soumettez-la. Dominez…
c. La Création de l'Homme, est dans le sens le plus strict au monde, un acte immédiat de Dieu.
En effet, cet Acte fait suite aux Paroles de Dieu; Dieu dit en Genèse 1:12-24:
Que la terre se couvre de verdure… La Terre produisit…
Qu'il y ait des astres dans l'étendue céleste…
Que les eaux se mettent à grouiller d'êtres vivants…
Que la Terre produise des êtres vivants selon leur espèce…
Mais pour la Création de l'Homme, Dieu agit de façon particulière unique, l'Écriture nous dit expressément: Dieu créa l'Homme a Son image … La création de l'Homme fut sans intermédiaire vivant, dans le sens concret du terme. Dieu utilise un matériau existant, la poussière de la Terre, pour former le corps de l'Homme, mais la création de l'âme vient d'un nouvel Acte Créateur particulier, qui fait de l'homme Adam, une âme vivante.
d. De façon totalement distincte des créatures inférieures, l'homme fut créé à l'image de Dieu
Les poissons, les oiseaux et les autres bêtes, furent créés selon leur espèce, ce qui est une forme qui leur est propre. Mais l'homme n'a pas du tout été créé de cette manière; et surtout pas à partir de créatures inférieures, ceux qui racontent de telles invraisemblances, sont en train de blasphémer et de se moquer du Créateur. L'Éternel Dieu a une grande considération pour Adam et Ève: Dieu dit: Faisons l'homme à notre image selon notre ressemblance, pour qu'il domine …
Nous voyons donc bien que la création de l'homme est absolument distincte des autres créations, et qu'ainsi, il n'y a aucune place pour une idée d'évolution. D'ailleurs toute idée d'évolution, à partir d'un hominien, a un caractère méprisant pour l'œuvre du Créateur, c'est bien là un sujet de tristesse pour le Saint Esprit. Le Saint Esprit ne bénit pas les œuvres de ceux qui enseignent de telles choses, et les Églises se vident faute de prédications bénies par l'Esprit Saint!
e. Les deux éléments différents de la nature humaine sont clairement distingués
En Genèse 2: 7, une claire distinction est faite entre l'origine du corps et celle de l'âme. Le corps fut formé à partir de la poussière du sol, dans la formation de celui-ci Dieu utilisa un matériau préexistant[41]. Dans la Création de l'âme, aucun matériel préexistant n'intervient. L'âme de l'homme est une nouvelle Création de Dieu, dans le sens strict et concret des mots: L'Éternel Dieu insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l'homme devint un être vivant. Fut fait âme vivante.
Par ces mots, très concrets, la double nature de l'homme est clairement définie et affirmée, cet enseignement est corroboré par d'autres passages de l'Écriture:
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais qui ne peuvent tuer l'âme (Matt 10: 28).
Alors l'esprit lui revint: elle se leva à l'instant… (Luc 8: 55).
Phil 1: 22-24; Hébreux 12: 9.
Ces deux éléments sont le corps et le souffle de l'Esprit, insufflé dans le corps - dans les narines - par l'Éternel Dieu; par l'effet conjugué des deux, l'homme devint une âme vivante, ce qui signifie un être vivant.
f. L'homme est placé dans une position exaltée, au-dessus de toute autre créature
Adam et Ève, sont présentés à la plus haute place dans l'ordre créé. Adam est couronné comme roi de toute la création, au-dessous de lui, toute la Terre doit lui être soumise. Ainsi son devoir et son privilège, sont de mettre toutes les créatures terrestres sous son gouvernement, et au service de sa volonté dans la prescription que l'Éternel lui a ordonnée; de telle façon que lui-même et tout son royaume puisse rendre Gloire à l'Éternel tout-puissant, et Seigneur de tout l'Univers (Gen 1: 28; Ps 8: 4-9). Ainsi l'Éternel donne à Adam le gouvernement de l'œuvre de Ses mains.
g. Les points de vues dominants non conformes à la Bible[42]
Trois points de vue dominent l'histoire de la lecture de la Bible, en ce qui concerne la nature de l'homme, cependant, un seul est conforme au sens concret du texte massorétique[43]. Les deux points de vue extra bibliques sont:
1.- Selon la philosophie grecque, qui insiste sur la distinction entre le physique et le spirituel, il y a une ancienne rupture avec la Bible. Les Grecs ont proclamé que le monde physique est inférieur au monde spirituel (Descartes les sépara), le corps physique est considéré comme une prison pour l'âme. Le domaine spirituel est le seul réel, le monde physique n'est qu'une ombre de la réalité.
En opposition, la Bible enseigne que le monde physique, le corps inclus, furent créés très bons. Au lieu d'établir une antithèse, entre les domaines physique et spirituel, la Bible enseigne l'harmonie entre les deux, et l'unité de l'être humain.
1.- Trois parties
Ce point de vue considère que l'homme est constitué de trois parties le corps, l'âme, l'esprit. Le corps est le constituant physique/matériel de l'homme. Ceux qui soutiennent ce point de vue, croient que la Bible décrit deux autres composantes dans la constitution de l'homme: l'âme et l'esprit
Ils disent que ces idées sont présentées en 1 Thessaloniciens 5: 23 et en Hébreux 4:12. L'argument est que ces deux versets utilisent "âme" et "esprit" dans le même contexte, ce qui montrerait qu'il y a ces deux autres composantes de l'homme, si ce n'était pas le cas, il n'y aurait pas besoin d'utiliser ces deux termes, disent-ils.
L'âme est la composante de l'homme, qui inclut la vie et la volonté. C'est la force vitale[44], ou "la vie animale", dans la personne de l'homme. L'esprit, d'un autre côté, est l'organe de la conscience de Dieu dans l'homme. Ils affirment que la nature de l'homme fut créée avec trois composantes[45], la Chute eut comme résultat la mort de l'esprit en l'homme.
La conscience de Dieu en l'homme, ne fonctionnant plus, l'homme irrégénéré a un sérieux manque en sa personne. Cependant, les autres composantes, le physique et l'âme, la volonté incluse, continuent.
Mais l'Écriture n'enseigne pas que la constitution de l'homme est en trois parties séparées. Ces trois parties nient l'unité de la personne créée au commencement, comme une unité vivante. Cette présentation de trois composantes sous beaucoup d'aspects, fait penser à la mythologie grecque.
L'Écriture n'apporte aucun support à cette façon emphatique de séparer âme et esprit. L'insistance à soutenir que l'âme concerne la vie (animale) en l'homme, et que l'esprit est l'organe de la conscience de Dieu, est une pure conjecture qui est réfutée par le récit de la création de l'homme dans la Genèse. En théologie biblique "âme" et "esprit" sont synonymes.
Cette interprétation de 1 Thessaloniciens 5: 23 et Hébreux 4: 12 doit être rejetée pour les raisons suivantes:
1. La Bible est une unité dans son entier et en harmonie avec toutes ses parties, sans contradictions.
2. Le contexte des versets cités, doit être pris en compte; ignorer le contexte conduit à ignorer les intentions de l'original. Or, ces versets ne traitent pas de la constitution de l'homme. L'auteur de la lettre aux Hébreux souligne fortement que la Parole de Dieu transperce notre cœur et révèle ainsi le motif (caché) de nos actions.
3. L'étude linguistique des mots dans leur passage, de l'Hébreu au Grec et ensuite en français, conduit à la seule conclusion que ces mots enseignent un aspect unique de la personne humaine. Il n'y a aucun moyen de forcer le sens, pour prouver qu'il y a trois composantes dans la constitution de la personne humaine.
4. Si ce type d'interprétation, était vrai, il devrait conduire à d'autres composantes de l'homme; par exemple, le Christ Jésus enseigne ses disciples qu'ils doivent aimer le Seigneur de tout leur cœur (esprit, âme et pensée). Or le cœur Hébreu (lev בל) signifie toute la personne.
2.- Deux parties
Il y a aussi ceux qui considèrent que la personne humaine est bien formée de deux parties séparées. Dans l'Histoire, cela a été présenté comme le corps et l'âme. Ils interprètent l'Écriture en disant qu'elle enseigne que l'homme est composé d'un ensemble physique et spirituel. Mais, avec cette dichotomie, ils commettent une erreur en supposant que l'homme est formé de deux composantes séparées.
3.- L'unité psychosomatique seule position Biblique
La position Biblique, dans le langage actuel, peut être qualifiée d'unité psychosomatique, en effet, selon le point de vue biblique, la constitution de l'homme, est simple, ou unitaire, elle ne peut être divisée en plusieurs composantes.
Cette simple unité consiste en deux inséparables aspects, le corps et l'esprit, qui éternellement coïncident et s'accordent dans la nature de l'homme. La force de cet argument, est sa fidélité à la Théologie Systématique biblique, avec l'analyse linguistique des termes hébreux concrets. L'Écriture décrit la constitution de l'homme comme étant une stricte unité, sans explication mécanique, il s'agit de l'ordre de la Création . Et ici nous sommes invités à croire pour comprendre.
L'objection à l'unité psychosomatique, est l'état intermédiaire, après la mort terrestre. L'argument avancé est que, puisque la Bible décrit une période de temps, avant la résurrection, pendant lequel l'esprit existe indépendamment du corps, il s'ensuivrait que l'esprit est une composante séparée du corps. Mais cela est dit par ceux qui ne croient pas au sens concret des chapitres 1 et 2 de la Genèse!
En réponse, il faut dire:
1. Cette séparation par la mort, est une exception, et non la règle dans la Création très bonne. La constitution de l'homme fut créée simple, cette unité dans cette vie continue, la séparation vient de la mort, consécutive de la Chute, mais après la résurrection l'unité sera retrouvée, à nouveau.
2. La séparation est la conséquence du péché, elle n'est donc pas normative de la constitution de la personne. La raison de la séparation est le retour dans la terre, d'où l'homme a été tiré; car il est poussière, et il retourne à la poussière. Si Adam avait toujours vécu en harmonie et dans l'obéissance à l'Éternel Dieu, la constitution de l'homme n'aurait jamais connu de séparation entre corps et âme.
Telle est la séparation du corps mortel, jusqu'à la résurrection finale, avec les nouveaux Cieux et la nouvelle Terre et le Règne du Roi des rois. Cette séparation est une grande anomalie, résultat de la révolte contre le Créateur, et non pas de la création initiale de Dieu.
3. Cette séparation cessera éternellement, bien qu'une séparation temporaire doive advenir, elle prendra fin le jour de la résurrection des corps, lorsque petits et grands, seront devant le Trône du Christ glorieux, pour être jugés, pour chaque pensée, chaque parole, chaque action faite dans l'unité de la personne terrestre. Dans l'éternité, l'unité de la personne humaine ne peut être fondée sur un court laps de temps, dû à la déformation de la créature humaine, conséquence du péché.
La considération de l'homme comme une unité psychosomatique, selon l'Écriture, qui regarde l'homme dans l'œuvre de l'Éternel Créateur, est la plus glorieuse des perspectives, dans la certitude de la Foi, don de Dieu. Dans cette unité, nous pouvons conclure que tous les aspects de la personne humaine ont été créés très bons, affectés par la Chute, ils sont purifiés et sanctifiés par le Christ Rédempteur.
Bien plus, la relation d'amitié entre l'homme psychosomatique et son Créateur, ne peut être réduite en une expérience spirituelle intérieure exclusive, mais bien plutôt elle s'étend à toutes les facettes de l'existence de l'homme. En conséquence, tout autre point de vue sur l'homme, tel l'évolutionnisme, conduit à la conclusion que le corps est la prison de l'âme.
Sans cette unité, la responsabilité envers Dieu serait concentrée dans la piété spirituelle seulement, alors la sanctification des hommes, et leur travail pour le Royaume de Dieu sur la Terre, ne s'étendraient qu'au domaine spirituel, exclusivement. C'est là une très mauvaise présentation du point de vue de la Bible, Parole de Dieu. Ceux qui présentent une telle doctrine sont soumis à des influences extra bibliques et en particulier aux révolutionnaires de la révolution française, qui ont voulu enfermer la Foi dans le domaine privé, ce qui continu aujourd'hui par le laïcisme.
Une telle présentation, ignore la sanctification entière de l'individu, racheté par notre Seigneur Jésus Christ, ce qui a un impact dans chaque sphère de la vie familiale et de la société. Ainsi la victoire du Royaume de Dieu est différée, et les enfants de l'Éternel ne sont pas victorieux; Ils ne sont pas non plus le sel de la Terre, comme l'a recommandé le Christ Rédempteur.
[1] LURÇAT François, L'Autorité de la Science. Cerf, 1995
[2] LACHIÈZE-REY Marc, Initiation à la cosmologie, MASSON, 1996
[3] une année lumière vaut environ 1016 mètres, ou environ 109 fois le diamètre de la Terre
[4] ACKER Agnès, Formes et Couleurs dans l'Univers, Masson, 1987.
[5] op.cit p. 266
[6] op.cit p. 267
[7] The Cosmic Microwave Background, www.rugbyschool.net/sub/phusion/articles/cbm.htm
[8] op.cit. p270ss
http://www.angelfire.com/az/BIGBANGisWRONG
[9] Interview de G. de Vaucouleur, 7 novembre 1988, dans: Alan LIGHMAN, Robert BRAWER, Origins. The lives and Worlds of Modern Cosmologie. Harvard University Press, Cambridge, Mass, 1990, p.97
[10] http://perso.wanadoo.fr/lempel/fr_seeing_red-Arp.htm Analyse du livre de Halton ARP, SEEING RED, Apeiron, Montréal, 1998
www.electric-cosmos.org/arp.htm
[11] HOYLE FRED, The Big Bang in Astronomy, New Scientist
[12] MORRIS Henry M., The Biblical Basis fr Modern Science, Baker Book house, Grand Rapids 1984/1987, Chapitre 9
[13] WHITCOMB John C. MORRIS Henry M. The Genesis FLOOD, The Biblical Record and Its Scientific Implications, Baker book House1978. Préface de John C. McCAMPBELL., Ph.D. Head, Dept of Geology, Universsity of Southwesterne Louisiana, Lafayette, Louisiana, U.S.A
[14] LEUPOLD Herbert C. Exposition of Genesis, Baker BooK House, 22ème édition, 1982.
A propos du verset 19: la mesure de la hauteur des eaux est faite en comparaison avec les seuls repères visibles, les montagnes. Il nous est dit quelles étaient couvertes. Non pas quelques unes simplement mais "toutes les hautes montagnes qui sont sous tous les cieux". Une seule expression toutes les hautes montagnes pourrait donner l'impression que ce serait un argument pour montrer l'universalité du Déluge, et "toutes" seraient à prendre dans un sens relatif, mais la phrase "sous tous les cieux" enlève toute ambiguïté. En effet un double "tout" (kol לכ ) dans le texte Hébreu ne permet aucun sens relatif, ce qui montre bien l'universalité du Déluge.
Il faut aussi noter que la traduction "les eaux grossirent" ne rend pas compte de la répétition de דאמ "grandement", deux fois, qui souligne l'énormité du phénomène.
[15] La grande fuite devant la clarté et la précision de ces versets se formule ainsi:
la Bible n'est pas un manuel de sciences naturelles, elle n'entend pas l'être. C'est un livre religieux et, en conséquence, on ne peut en tirer d'informations concernant les sciences positives, ni y voir comment s'est opérée la genèse du monde, ou le Déluge, du point de vue de l'histoire naturelle, mais seulement y puiser des connaissances de caractère religieux. Tout le reste est image, manière de rendre compréhensible aux hommes les vérités les plus profondes. Il faut distinguer la forme de présentation du contenu présenté. La forme a été choisie selon ce qui était accessible à l'époque, d'après les images avec lesquelles les hommes d'alors vivaient, s'exprimaient et pensaient, grâce auxquelles ils pouvaient comprendre les vérités les plus grandes. Seule la vérité mise en lumière par les images en constitue le sens véritable et permanent.
Mais cette thèse n'est qu'un subterfuge des théologiens, qui ne savent plus quoi faire, sans l'avouer, et qui cherchent ainsi quelque artifice, derrière lequel ils vont se retrancher pour se plier à l'argumentation pseudo scientifique des évolutionnistes, dans l'espoir qu'ils convaincront les agnostiques. C'est ainsi que tout le domaine de l'Écriture et de la foi est devenu un rationalisme destructeur, qui a vidé les Églises, devant la question de savoir s'il reste quelque chose de solide et de fiable à comprendre. Aujourd'hui circulent de nombreuses interprétations de la Bible, faites sans enthousiasme de manière à ne pas sortir de la respectabilité académique correcte, et qui s'apparentent plus à un stratagème, qu'à une compréhension certaine de la Parole de Dieu.
[16] C'est pour cela que l'on n'a trouvé aucun squelette entier. On a trouvé des cranes (le crane de Lucy est constitué de 6 morceaux et une mandibule), des têtes sans mandibule ( tel le Sahelanthropus tchadensi dit Toumaï).
[17] NORDEN Arnold, the Cumberland Bone Cave, www.naturalhistory.org/education/articles/bonecave.html
Burgess: http://www.nmnh.si.edu/paleo/shale/
DENTON Micael, EVOLUTION Uns théorie en crise, pp. 167, 168,194. Champs Flammarion N°228
[18] Mgr D. FRAYSSINOUS, Défense du christianisme, Conférence sur la religion, Paris, A Le Clère et Cie, 1859
[19] Actualisme, ce terme souligne les modalités du changement et la nature des causes de ce changement, qui seraient restées les mêmes au cours du temps, alors que uniformitarisme implique aussi l'invariabilité de la vitesse du changement au cours des âges. Voir R. Hooykaas, Continuité et discontinuité en géologie et biologie, Seuil, 1970, p. 75
[20] Il faut admettre qu'il y eut, pour que les eaux se retirent, des effondrements de la croûte terrestre. On trouvent ceux-ci dans les profondeurs océaniques de 10919 mètres: André Merlier, La Géographie, Larousse 1963.
[21] Pour bien comprendre, il faut revenir en Genèse 1: 6-8; 2: 5, 10-14, ces versets montrent que le cycle hydraulique antédiluvien était très différent de celui d'aujourd'hui. D'après l'Écriture, il était contrôlé par les deux grands réservoirs d'eau constitués par la séparation effectuée par l'Éternel Dieu, le second jour, entre les eaux qui sont au-dessous et l'étendue de celles qui sont au-dessus (Gen 1: 6-8). Le Psaume 148 nomme les eaux du dessus océans suspendus au-dessus des cieux, de vastes quantité d'eaux, sans doute, sous forme de vapeur transparente, ce qui devait contribuer au maintien d'un climat uniforme et doux, sans pluies ni vents, avec comme résultat une merveilleuse végétation.
Les eaux du dessous étaient, se qui est dit, les sources du grand abîme, certes il y avait aussi l'océan et les rivières et le fleuve qui sortait du Jardin d'Éden avec ses quatre bras. Au Proverbe 8: 4 et en Job 38: 16, il est fait allusion à ces sources.
Pour l'équilibre hydrostatique, ces réservoirs étaient connectés entre eux. De quelle manière l'Éternel ouvrit ces réservoirs, cela ne nous est pas révélé. Pour nous c'est un miracle: Dieu fait ce qu'Il veut, quand il veut. Il en résultat sans doute de grandes fractures laissant échapper une grande quantité de magma hors du manteau de la Terre provoquant d'immenses éruptions volcaniques
[22] MORRIS Henry M.,The Biblical Basis for Modern Science, Baker Book House, 1987, p. 457
[23] MORRIS H., op. cit. p. 457-458
[24] HARCOURT L. Vernon, The Doctrine of the Deluge. (London: Longman, et al.1838) p. 5, cité par Morris et Whithcomb, The Genesis Flood, Baker Book House 1978; p. 105
[25] Ce qui implique que toutes les recherches dites préhistoriques, ne peuvent que commencer à partir de Noé!!
[26] Soit la Tour de Babel en 102 après le Déluge.
[27] MORRIS Henry M., The Genesis Record, Evangelical Press, 1976
[28] RUTTEN Marguerite, La science des Chaldéens, que sais-je? N°893, PUF 1970, cet auteur nous dit: "On peut essayer de reconstituer l'histoire à l'aide des listes dynastiques et des calculs sur les observations e'étoiles, ou l'examen des différentes étapes de la culture que l'on reconnaît dans les couches des fouilles (surtout pour les périodes proto-historiques)…
Les trois millénaires d'histoire de la Mésopotamie peuvent être résumés ainsi:"
Au IIIe millénaire, constitution d'une unité sumérienne.
Au IIe millénaire: Ire dynastie de Babylone, avec toujours la présence de sémites…
Ainsi selon cet auteur, conservateur des Musées nationaux, la civilisation des Chaldéens, commence 3000 ans avant notre ère. Ce qui, à notre avis reporte le Déluge à quelques siècles avant.
Dans le Que sais-je? N° 17, J. GABRIEL-LEROUX, à propos des premières civilisations de la région de la Méditerranée, nous dit: "On place vers 2400 les débuts de l'age du bronze dans la mer Égée."
[29] La comparaison avec les hommes qui vivent (ou vivaient il y a quelques décennies), dans les hautes montagnes de Nouvelle Guinée, et qui utilisent des haches de pierre, montre que la civilisation ne peut être confondu avec un degré particulier d'humanité. Les hommes du passé, même supérieurement intelligents, devaient commencer petit à petit, à rassembler de plus en plus de connaissances (et non pas d'intelligence), à la suite des générations. Les hommes de Nouvelle Guinée enfermés, dans un massif d'accès difficile, n'ont put aller au delà des outils de pierre, mais dans un milieu plus propice, ils peuvent rapidement réussir dans des technologies beaucoup plus développées d'aujourd'hui. Le néolithique se rencontrait il y a peu!
[30] WHITCOMB John C. & MORRIS Henry M., The Genesis Flood, The biblical record and Its Scientific Implications, Baker Book House, 1978, p.393.
[31] Pour les évolutionnistes , il s'agit du paléolithique ou du néolithique, certains placent Adam en cette période; ce qui fait que Adam serait arrivé après le Déluge!!
[32] ce fut le cas, par exemple de Marcelin Boule, paléontologue français du début du XXe siècle, directeur de l'Institut de paléontologie humaine, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, et auteur de la célèbre monographie sue le "vieillard" de la Chapelle-aux-Saints, qui a décrit les Néandertaliens comme des êtres simiesques et brutaux à la démarche traînante; in Les hommes de Neandertal, Erik Trinkaus, Pat Shipman, Seuil 1996
[33] Il faut noter que divers phénomènes de grande amplitude se produisirent, pendant l'avancée du Déluge, mais aussi après, sous l'effet des contraintes subies par l'écorce terrestre
[34] MORRIS Henry M. The Biblical Basis for the Modern Science, Baker Book House, quatrième édition, 1987, p. 460
[35] OKLADNIKOV A. P., The Petroglyphs of Siberia, Scientific American 221 (Aug. 1969): 75
[36] WENDORF Fred et al, Egyptian Prehistory/ Some New Concepts, Science, 169 (Sept; 18, 1970) .
[37] BERKHOF Louis, Sytematic Theology, The Banner of Truth, 1969
[38] Au § 3.9.2 Les Toledôt et le récit unique de la Création, nous avons montré le caractère unique du récit da la Création en Genèse 1 et 2.
[39] CASSUTO Umberto, A commentary on the Book of Genesis, Part I from Adam to Noah, Jérusalem, The Magnus Press, The Hebrew University
[40] Comme nous l'avons vu au Chapitre 6, § 6.1, Le Fils Éternel, le Christ Jésus et co-Créateur et c'est Lui qui soutient depuis toujours toutes choses. Le Saint-Esprit veillait sur la Terre dés le commencement (Gen 1: 2)
[41] Adam, poussière de la Terre Adama; c'est la le sens concret de l'Hébreu qui ne permet d'aucune manière de tordre le sens du texte pour en faire un être vivant inférieur. Il n'y a pas là de trope. Il est poussière et retourne à la poussière (Gen 3: 19).
[42] SANCHEZ Gilbert, http://www.chalcedon.edu/articles/030326sanchez.shtml
[43] Texte Hébreu transmis par les massorètes, ceux à qui l'Éternel Dieu, dans Sa Providence, avait choisis pour conserver les Paroles de l'Ancienne Alliance.
[44] Ce qui conduit tout droit au vitalisme, porte d'entrée de l'évolutionnisme.